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Affichage des articles du janvier, 2026

Armoire de commande : commutateur 0/1 pour bobine de contacteur, est-ce correct ?

Dans une armoire de commande, on entend souvent cette phrase : « Il ne faut pas utiliser un commutateur Marche/Arrêt pour démarrer un moteur… » Dans notre discussion, on a précisé un point essentiel : ici on parle non pas de la puissance moteur, mais de la commande de la bobine du contacteur ( bobine de contacteur ). Alors, peut-on commander la bobine par un commutateur Marche/Arrêt (0/1) ? Ou faut-il obligatoirement des boutons poussoirs Start/Stop ? La réponse est : les deux sont possibles, cependant le choix dépend surtout de la logique de commande, du niveau de risque et du comportement au retour de tension, pas simplement du fait que la commande soit en 24 V ou en 230 V. 1) Le point clé : ce n’est pas le 24 V ou le 230 V qui décide Beaucoup pensent : 24 V ⇒ commutateur 230 V ⇒ boutons poussoirs En réalité, c’est une confusion. Le niveau de tension influence la sécurité électrique (protection des personnes, choix des appareillages, isolement…), mais le choix commutateur vs boutons...

Fusible vs disjoncteur : pourquoi les fusibles restent essentiels en industrie ?

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Dans l’industrie et dans les armoires de commande (armoires électriques), on trouve encore très souvent des fusibles (les fusibles gG, aM, aR, etc.), alors que les disjoncteurs sont aujourd’hui très performants. Cette cohabitation n’est pas un “reste du passé” : dans de nombreux cas, le fusible apporte des avantages techniques et économiques réels, ou complète le disjoncteur pour obtenir une protection optimale. 1) Fusible vs disjoncteur : pourquoi le fusible reste pertinent ? a) Une coupure très rapide en court-circuit Le fusible est particulièrement efficace lors d’un court-circuit. Il peut fondre et interrompre le courant très rapidement, ce qui réduit : l’énergie dissipée dans le défaut, l’échauffement des câbles, les dégâts sur les équipements, et l’intensité de l’arc électrique. Dans les réseaux où le courant de court-circuit présumé est élevé (proximité d’un transformateur, fortes puissances), cet avantage devient déterminant. b) Un très bon pouvoir de coupure à coût réduit À ca...

Machine de découpe d’ingots de silicium au fil diamanté

 Introduction Dans la chaîne de fabrication des cellules photovoltaïques et des wafers, l’ingot de silicium constitue la matière première de base. Qu’il soit monocristallin (mono-Si) ou multicristallin (multi-Si), il doit être préparé et mis au format avant les étapes ultérieures. Une solution industrielle courante consiste à découper l’ingot en briquettes (bricks/briquettes) de dimensions standardisées, par exemple 157 × 157 mm, grâce à une machine de découpe au fil diamanté capable d’effectuer la coupe selon les axes X et Y en une seule étape. À quoi sert cette machine ? Cette machine permet de : Découper des lingots de silicium (formes carrée ou cylindrique), en briquettes prêtes pour les étapes suivantes du procédé, avec une technologie au fil diamanté offrant précision, stabilité et automatisation. L’objectif est d’obtenir des briquettes aux dimensions homogènes, faciles à manipuler et adaptées aux opérations de sciage/wafering ou de traitement en aval selon la configuration i...

Éclairage d’une salle de bain avec baignoire

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Dans une salle de bain, l’éclairage n’est pas seulement une question de confort visuel : c’est aussi un sujet de sécurité électrique. Avec une baignoire (donc beaucoup de vapeur et de condensation), le risque d’humidité dans les luminaires et les connexions augmente fortement. Dans cet article, on passe en revue les bonnes pratiques (inspirées des normes les plus courantes type IEC / NF C 15-100) : zones de sécurité, indice IP, niveaux d’éclairement (lux) et choix de la tension (230 V ou SELV). 1) Pourquoi la vapeur change tout ? Dans une salle de bain “à bain”, la vapeur se condense sur : le plafond, les spots encastrés, les douilles, les borniers/connecteurs. Résultat : corrosion, pannes, et surtout risque électrique si le matériel est mal choisi ou mal protégé. Conclusion : même si l’eau ne « touche » pas directement la lampe, l’humidité permanente impose un matériel adapté salle de bain. 2) Les zones de sécurité (0 / 1 / 2) : la base Les normes découpent la salle de bain en zones ...

Four de tirage Czochralski (CZ) – Description technique

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Source : Wikimedia Commons (Public domain). Ce four de technologie Czochralski (CZ) est conçu pour la croissance de lingots de silicium monocristallin. Les caractéristiques ci-dessous décrivent une machine de gabarit industriel capable de produire des lingots jusqu’à 300 mm de diamètre et 2,5 m de longueur, avec un niveau d’automatisation élevé et des utilités (vide, argon, refroidissement eau) adaptées à une production stable. 1) Environnement thermique et atmosphère de procédé Température maximale :  1600 °C La température max du four (1600 °C) est cohérente avec la fusion du silicium (≈1414 °C) et offre une marge de réglage pour : stabiliser le bain fondu, gérer les pertes thermiques, piloter la forme de l’interface de solidification. Vide primaire limite :  ~10⁻³ mbar Le vide primaire (de l’ordre de 10⁻³ mbar) sert typiquement à : dégazer l’enceinte et réduire l’humidité/les contaminants, préparer un environnement propre avant l’introduction du gaz inerte, limit...

Types de contrats de travaux et circuit d’approbation des documents

 Dans un projet de rénovation, de réhabilitation ou de construction, le type de contrat n’est pas un simple choix administratif : il fixe la répartition des responsabilités, l’organisation du contrôle, et surtout le circuit d’approbation des documents techniques. Or, sur le terrain, la majorité des blocages (retards, reprises, litiges, réception difficile) provient d’un même problème : des documents non visés, non versionnés ou non traçables. Cet article résume les principaux types de contrats rencontrés en pratique (DBB, D&B, EPC, Construction Management, PPP) et explique, pour chacun, qui produit, qui signe, qui vise (visa technique) et qui accepte à la réception. 1) De quels documents parle-t-on exactement ? Dans le suivi de projet, on distingue généralement cinq familles de livrables : Documents de conception  : plans APS/APD/EXE, notes de calcul, schémas (ex. schéma unifilaire / SLD), spécifications (CCTP). Documents d’exécution : shop drawings, plans d’exécutio...

Les documents indispensables pour l’ingénieur qui supervise un projet

Superviser un projet ne se résume pas à suivre l’avancement du chantier. L’ingénieur de suivi doit garantir la conformité technique, la sécurité, la traçabilité des décisions et la qualité de la réception. Dans la pratique, cela dépend fortement d’un point souvent sous-estimé : la maîtrise des documents. Cet article propose une vue d’ensemble claire des documents à exiger, organiser et conserver tout au long d’un projet, notamment en rénovation lourde ou en réhabilitation dans un bâtiment existant, et à plus forte raison lorsque le site est occupé (personnel en place). 1) Documents de cadrage : ce qui fixe les règles du jeu Avant même de parler de plans, sécurisons les documents qui définissent le périmètre et les exigences : Programme / Cahier des charges du maître d’ouvrage Objectifs de performance (capacité électrique, niveaux d’éclairement, continuité de service, etc.) Contraintes d’exploitation (bâtiment occupé, horaires, zones sensibles, accès) Normes et règlements applicables (é...

Premier défaut, deuxième défaut et IMD en schéma IT

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Dans un réseau IT , on rencontre très souvent les expressions premier défaut et deuxième défaut. Elles ne sont pas de simples mots de cours : elles décrivent la logique de sécurité et de continuité de service propre au schéma IT , et expliquent pourquoi un IMD (Insulation Monitoring Device), appelé aussi CPI (contrôleur permanent d’isolement), est presque incontournable. Source : Wikimedia Commons — « IMD_hakel.jpg », auteur Mattesák, licence CC BY-SA 4.0. IT, en une phrase Un schéma IT est un réseau dont la source est isolée de la terre, ou reliée à la terre via une impédance élevée. L’idée centrale est la suivante : au premier défaut d’isolement, l’alimentation ne s’interrompt pas forcément, ce qui permet de maintenir la continuité de service dans des applications où l’arrêt est critique. Premier défaut Le premier défaut (premier défaut d’isolement) correspond typiquement à un contact accidentel entre un conducteur actif (phase, ou pôle en DC) et une masse (partie métallique acc...

Choix du schéma de liaison à la terre (SLT) : TT, TN, IT

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Les schémas de liaison à la terre (TT, TN, IT) décrivent comment la source (transformateur) et les masses (parties métalliques accessibles) sont reliées à la terre. La terminologie et la logique de ces schémas sont celles de la série IEC 60364 (installations basse tension) et des parties associées sur la mise à la terre et la protection des personnes.  1) TT Principe Le neutre de la source est mis à la terre côté réseau. Les masses de l’installation (chez l’utilisateur) sont reliées à une prise de terre locale, indépendante de celle du réseau. Pourquoi TT ? Avec un schéma TT, le retour du courant de défaut se fait en partie par la terre, ce qui augmente l’impédance de boucle. Or  la résistance de terre peut être élevée → le courant de défaut peut être trop faible pour déclencher rapidement un disjoncteur « classique ».  C’est pour ça que TT est très souvent associé à des DDR/RCD (différentiels) pour assurer la coupure automatique dans des temps imposés. Où TT est pertinen...

Les courbes de déclenchement des disjoncteurs

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Introduction Dans une installation électrique, le disjoncteur protège les conducteurs et les équipements contre les surintensités (surcharges) et les courts-circuits. Pour concilier sécurité et continuité de service, on utilise la courbe de déclenchement (courbe temps–courant), qui décrit le temps nécessaire à l’ouverture du circuit en fonction du courant.  1) Définition d’une courbe de déclenchement (temps–courant) La courbe de déclenchement relie le niveau de courant au temps de coupure. Elle s’exprime souvent via le rapport I/In, où In est le courant nominal du disjoncteur. Deux mécanismes expliquent le comportement : un déclenchement thermique, temporisé, pour les surcharges, et un déclenchement magnétique, quasi instantané, pour les courts-circuits.  2) Pourquoi existe-t-il plusieurs courbes ? (courant d’appel et exploitation) De nombreux récepteurs (moteurs, transformateurs, variateurs/servo-drives, alimentations) créent un courant d’appel au démarrage ou à la mise sous ...

Seuil de non-lâcher : comprendre le “collage” électrique et le rôle du 30 mA

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 Le seuil de non-lâcher ( courant de non-lâcher ) désigne une zone où, lors d’une électrisation, les muscles de la main et de l’avant-bras peuvent se contracter de façon involontaire au point d’empêcher la victime d’ouvrir la main et donc de lâcher le conducteur. Ce n’est pas un détail « théorique » : le non-lâcher est dangereux surtout parce qu’il prolonge la durée d’exposition , et la gravité d’un choc dépend fortement du courant et du temps .  Définition On parle de non-lâcher quand le courant alternatif (typiquement 50 Hz ) déclenche une tétanisation des muscles fléchisseurs (ceux qui ferment la main). La personne peut ressentir douleur et crampes, mais surtout, elle peut rester « collée » au contact, ce qui augmente rapidement le risque de troubles respiratoires, de brûlures et, dans certains cas, de troubles cardiaques. L’INRS rappelle l’idée clé : les effets dépendent surtout de l’ intensité et de la durée de passage du courant dans le corps.  Ordres de ...

Plan d’exécution : définition et rôle en électrotechnique

Dans les projets industriels et du bâtiment, il existe une différence importante entre les documents de conception et les documents destinés à la réalisation. Le plan d’exécution est le document qui permet de passer de l’intention technique à l’installation réellement réalisable en atelier et sur chantier. Il ne s’agit pas d’un simple schéma de principe ni d’un plan « général », mais d’un document détaillé qui décrit précisément comment l’installation doit être montée, câblée, repérée et contrôlée. 1) Terminologie française utilisée Selon les organisations et les habitudes de travail, on rencontre plusieurs appellations proches. Les plus courantes sont plan d’exécution, dessin d’exécution, plan d’atelier et dessin d’atelier. En électrotechnique, on parle aussi de plan d’exécution électrique, schéma d’exécution et plan de câblage. Le terme le plus clair et le plus utilisé pour désigner le document de réalisation est plan d’exécution. 2) À quoi sert un plan d’exécution ? Le plan d’exécut...

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